Rencontre avec Lysiane Bourdi et Jean Claude Véniel

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Pouvez-vous vous présenter ?

Lysiane :
Je suis native de la ville de Tonneins, j’ai 59 ans. Je suis directrice du cinéma Le Rex à Tonneins, géré en association. En 1993, j’ai commencé au cinéma en tant que femme de ménage et caissière à mi-temps puis au fil des années, prise de passion, mes fonctions ont considérablement évolué. Je m’épanouis dans mon travail grâce au côté relationnel que je peux entretenir avec notamment des réalisateurs, mais aussi par la diversité de mon poste, très polyvalent. En effet, je gère la compta, le secrétariat mais je fais également la projection de film, l’accueil et l’encaissement du public… Je mets en place les animations et je démarche les producteurs, les réalisateurs ou les acteurs susceptibles de venir rencontrer le public… Tout ceci est très enrichissant et possible car nous sommes une équipe motivée !
Nous avons également tout un travail à faire auprès de notre programmateur basé à St jean de Luz. Il nous propose des films mais d’un autre coté nous sommes également demandeurs de certains films pour mettre en place en parallèle des animations avec des intervenants. Aujourd’hui c’est assez compliqué d’avoir des films car les distributeurs demandent de plus en plus de projections et nous n’avons que deux salles…Cependant, nous arrivons à diffuser des films très diversifiés.
Mon parcours professionnel arrive bientôt à sa fin puisque je serai à la retraite dans 3 ans. Mais cela a été une très belle aventure.

Jean Claude : Je suis né à l’étranger en 1954, au Maroc. Mon père est originaire d’Amiens mais n’a jamais voulu retourner dans cette ville. Ainsi, lorsque nous sommes partis du Maroc en 1958 nous nous sommes installés à Aiguillon car mon père appréciait la région. J’y ai passé toute mon enfance et mon adolescence. Une fois adulte, je suis parti travailler à Amiens. J’ai travaillé durant 20 ans en psychiatrie, puis 10 ans à l’Education Nationale comme Conseiller Technique.
Dès que j’ai quitté le milieu professionnel, nous nous sommes installés, mon épouse et moi-même, à Clairac. Et très vite, je me suis occupé du cinéma de Tonneins, j’y suis président depuis 12 ans. Je suis également depuis 8 ans président des cinémas « de proximité » de tout le Lot et Garonne, Ecrans 47. Et étant très impliqué dans la vie professionnelle cinématographique je siège à Paris à la Fédération National des Cinémas Français où je représente « la petite exploitation ». Je fais partie aussi de l’Académie des Arts et techniques du cinéma (les Césars).

Pourquoi le Val de Garonne ?
Lysiane :
Pour moi c’est une évidence, je suis née à Tonneins, mes racines sont ici. Ma vie a été faite le long du fleuve, le long de Dame Garonne. Pour moi c’est le fil de ma vie, c’est mon repère.
Jean Claude :
Pour mes racines, car je suis arrivé ici à l’âge de 4 ans, c’est une région où je me sens bien, il y a une sorte de communion possible ici avec les gens qui y vivent… c’est un peu mystique.

Quel endroit en Val de Garonne recommanderiez-vous ?
Lysiane :
Les Roches de Reculay c’est un site qui représente pour moi des choses personnelles, c’est mon refuge c’est mon lieu de méditation et je pense que les gens aujourd’hui ne prennent plus le temps de se poser et d’apprécier ce qu’ils ont autour d’eux… alors je partage ce lieu pour que d’autres personnes se rendent compte de la magie de cet endroit.
Jean Claude :
Le canal, pour les balades que l’on peut y faire tout le long, sur la voie verte.

Citez-moi une belle rencontre sur notre territoire ?
Lysiane :
Le jour où l’on a accueilli et rencontré le parrain du cinéma, Bernard Lecoq en 2008. Cela a été pour nous une rencontre très fructueuse, exceptionnelle. C’est un personnage, un monsieur très posé, très accueillant et qui reviendra, il l’a promis !
Jean Claude :
Choisir une seule personne serait compliqué ! J’ai fait une multitude de belles rencontres.

Si le Val de Garonne était une couleur ?
Lysiane :
Le jaune pour les tournesols et le soleil.
Jean Claude :
Le vert.

Si le Val de Garonne était une saison ?
Lysiane :
L’été avec les tournesols.
Jean Claude :
Le printemps et l’automne, car ce sont des saisons qui me touchent, par les couleurs notamment.

Si le Val de Garonne était un pays ?
Lysiane :
L’Angleterre à cause de cette nature diversifiée et la pluie de ses dernier jours !
Jean Claude :
L’Italie, la Toscane pour sa douceur paysagère et ses collines arrondies.

Si le Val de Garonne était un arbre ?
Lysiane :
Le saule pleureur.
Jean Claude :
Le chêne car c’est un arbre sur lequel on peut compter et le magnolia pour ses magnifiques fleurs.

Si le Val de Garonne était une utopie ?
Lysiane :
Que le bien-être et la quiétude soient présents partout.
Jean Claude :
Que l’on garde notre douceur de vivre que l’on conserve notre état d’esprit, nos valeurs. Que l’on préserve notre qualité de vie.

Si le Val de Garonne était un film ?
Lysiane :
La vie est un long fleuve tranquille.
Jean Claude :
Les petits mouchoirs pour la famille, les amis, la convivialité…

Si le Val de Garonne était gustatif ?
Lysiane :
La fraise, sans chantilly tout juste cueillie, nature.
Jean Claude :
Des frites cuites à la graisse de canard et le melon.

Si le Val de Garonne était un animal ?
Lysiane :
L’alose.
Jean Claude :
Le cheval car c’est tellement beau à voir dans une pâture…

S’il n’y avait qu’une photo à faire de la destination Val de Garonne, laquelle serait-elle ?
Lysiane :
La Garonne.
Jean Claude :
Le canal de Garonne avec ses ponts.

Le plus beau souvenir de vacances ?
Lysiane :
Hendaye en famille à la plage. Le souvenir du camping et de la pêche fructueuse. Je me souviens très bien de la distribution, auprès des campeurs du camping, de ces poissons pêchés ! C’était excellent !
Jean Claude :
Quand nous avons acheté notre maison à Clairac, les enfants étaient petits, la maison était entièrement à restaurer, nous avons fait tout par nous-même, pendant les vacances. Des moments inoubliables de convivialité, et tellement de souvenirs heureux avec notre petite famille.

Le Cinéma Le Rex de Tonneins