Rencontre avec Sandrine et Eric Ginhac Interview réalisée en avril 2016

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Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes, mon mari et moi-même, à l’origine du projet « Château rouge 47 » (chambres d’hôtes et salle de spectacle). Installés à Sainte Bazeille avec notre petite fille de 4 ans depuis maintenant 1 an et demi, nous arrivons d’une grande ville (région parisienne). Notre activité est double : les chambres d’hôtes tout d’abord, puis la salle de spectacle le « 180 », lieu de concerts, d’évènements, de réception et de résidence artistique où nous essayons de favoriser des artistes auteurs-compositeurs et interprètes. Nous sommes tous les deux issus des métiers de l’évènementiel, moi sur la partie communication et mon mari plus sur la partie technique et artistique. Notre cœur de métier se retrouve donc avec le 180, les chambres d’hôtes font plutôt référence à notre savoir-être. Nous voulions par ce biais permettre les rencontres et favoriser les partages de vies et d’expériences. Et comme nous sommes de gros « consommateurs de culture », nous nous sommes attachés à ce que cela transparaisse dans chacune des chambres. Ainsi, elles sont thématisées : la musique, la peinture et la littérature, dans un doux mélange d’authenticité et de modernité.

Pourquoi le Val de Garonne ?

Deux éléments furent déterminants : notre cercle familial et relationnel, Eric avait de la famille vers Montauban, il avait travaillé dans la région. Ainsi, nous connaissions déjà le grand Sud-Ouest.
Le second élément était tout simplement que la région nous plaisait car elle est dynamique d’un point de vue culturel et gastronomique. La philosophie de vie nous a séduits. Sainte-Bazeille, le Château, correspondait tout à fait à notre cahier des charges et à ce que nous voulions vivre au quotidien. Sainte-Bazeille est une petite ville très agréable, dynamique et vivante en toute saison. Il y a un juste équilibre de l’activité touristique qui nous convient à merveille. Nous y avons reçu un accueil très chaleureux et nous nous y sentons bien intégrés.

Un endroit à recommander en Val de Garonne ?

Le cloître de Marmande, est un lieu que nous avons découvert à notre arrivée et qui nous a séduit car il mêle authenticité et modernité… un endroit paisible au sein de la ville. Pour une famille, nous recommandons plutôt le Canal de Garonne pour marcher, faire du vélo… Nous encourageons aussi les clients à sillonner le territoire en voiture, et traverser les vignobles à Cocumont par exemple chez Elian Daros, à découvrir les différents paysages qui caractérisent la région. L’été nous recommandons les marchés nocturnes notamment celui de Meillhan sur Garonne. Nous apprécions cet évènement car il est à la fois joyeux et authentique ! On y mange de bons produits locaux en toute simplicité, on partage notre table avec des personnes que nous ne connaissons pas en toute convivialité ! Nous avons été agréablement surpris par l’ampleur des manifestations locales et l’engouement de la population locale pour ces fêtes.

Une belle rencontre ?

Nous avons été très bien accueilli partout ! Nous avons pris soin d’intégrer notre activité dans ce qui existait déjà, l’idée était vraiment de proposer quelque chose en plus. Au-delà de l’activité, notre passion pour la culture nous a conduits à découvrir beaucoup d’artistes locaux : Corinne Cotereau de Saint-Martin-Petit, artiste peintre, Daniel Boursin qui est aussi un artiste peintre à Sainte-Bazeille et bien d’autres…

Plus beau souvenir de vacances ?

Nous sommes des habitués de L’Ile de Ré et surtout de ses Marais, la culture du sel par les sauniers au soleil couchant, travail de mains, de pieds et de patience. Au milieu des marais, nous avons découvert un site peu fréquenté par les touristes, au calme avec la plage à 200m, un havre de paix.

Le val de Garonne une saison ?

Le Printemps car tout refleuri, tout s’éveille et puis d’un point de vue personnel c’est pour nous une période festive avec l’anniversaire de notre fille car elle est née le jour du printemps. C’est une période où on a le temps de savourer chaque chose, de profiter.

Si le Val de Garonne était un plat gastronomique ?
Nous faisons aussi table d’hôte et j’ai découvert à Marmande une recette de tarte à la tomate sur un lit d’oignons que je sers avec un sorbet au foie gras pour allier modernité et produit du terroir. En général ça étonne et c’est apprécié.

Si le Val de Garonne était une couleur ?

Le rouge pour nous, la plupart des gens pensent au vert, mais pour nous c’est vraiment le rouge. D’ailleurs nous avons appelé notre demeure « Château rouge 47 » car nous associons cette couleur à la tomate, à la fraise, au vin… On cherchait un nom facile à retenir et qui symbolisait le terroir, le territoire… Le rouge provoque des choses, de l’émotion.

Si le Val de Garonne était un arbre ?

Quand nous sommes arrivés ici la première fois on a énormément apprécié ce lieu et notamment les cèdres qui bordent l’allée cavalière. Ils sont centenaires, magnifiques et majestueux en toutes saisons… Il y a plein de petits écureuils qui y nichent ce qui en fait un arbre vivant…

Si le Val de Garonne était une fête ?

Le marché nocturne de producteurs de Pays à Meilhan sur Garonne. On y retrouve la gastronomie, la musique, la convivialité et la simplicité.

S’il y avait une photo à faire en Val de Garonne ?

Le regard pétillant d’une personne après un concert ! C’est très imagé mais on trouve que la musique fait du bien au corps et à l’esprit.
Une deuxième photo à faire serait le village de Couthures sur Garonne, quand on arrive et que l’on aperçoit au loin ce village au bord de la Garonne ! C’est encore un peu sauvage, on a l’impression de le découvrir, il semble être hors du temps, un peu décalé. On en a une vision presque magique !

Si le Val de Garonne était une utopie ?
Que chaque rencontre mêle terroir et culture ce qui constitue un fabuleux mélange.

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